N’ayant par nature aucune espèce de goût pour les palmarès, les distinctions honorifiques et autres médailles (ces hochets qui font marcher les hommes, comme disait à peu près Napoléon, qui s’y connaissait), je ne suis guère enclin à établir ma liste des cinq, dix ou vingt meilleurs [1] films de l’année 2011 qui vient de s’achever.
Je céderai pourtant une fois, et une seule, à cet exercice toujours un peu vain mais que l’on pratique un peu partout à cette période de l’année, et que j’ai moi-même pratiqué il y a longtemps, mais qui a au moins une vertu : éviter un long et ennuyeux (et aussi sans doute inutile) discours théorique en composant une sorte de portrait impressionniste des goûts et des couleurs de celui qui s’y livre ; illustrer en somme très concrètement la formule dis-moi ce que tu aimes et je te dirai qui tu es.