A
la merveille (To
the Wonder), de Terrence Malick (2012).
Cinéaste rare et précieux (six films
seulement en quarante ans), Terrence Malick semble avec l’âge (il est né en
1943) vouloir accélérer son rythme de production (son précédent film, The Tree of Life, ne date que de 2011)
tout en radicalisant son cinéma, le situant désormais à la limite du poème
visuel et de la quête expérimentale. On en arrive ainsi avec son dernier opus, To the Wonder, à devoir aborder son art
en renonçant aux habituels critères tout en s’interrogeant sur la pertinence de
son évolution : acmé prodigieuse ou impasse provisoire, voire
définitive ?