Only
God Forgives, de Nicolas Winding Refn (2013).
Partisan d’un cinéma radical et
d’une violence souvent extrême, Nicolas Winding Refn a connu une sorte de
consécration en recevant, à l’occasion du festival de Cannes 2011, pour son
précédent film, Drive, non point la
Palme d’or (qui échut à Terrence Malick) mais le Prix de la mise en scène --
distinction d’autant plus justifiée que la forme importe souvent davantage
pour lui que le fond. Only God Forgives,
présenté à Cannes cette année mais passé plutôt inaperçu, s’inscrit dans une
démarche formaliste plus proche du Guerrier
silencieux (Valhalla Rising,
2009), fascinante expérience non verbale, que de Drive où un fil narratif relativement charpenté (il s’agissait de
l’adaptation d’un roman de James Sallis[1])
compensait la tendance esthétisante,
voire pictorialiste, du cinéaste.