Barbara,
de Christian Petzold (2011).
Il y a pour le cinéma allemand
différentes façons d’évoquer les années où le pays était coupé en deux :
la façon satirique, drôle mais acide de Good
Bye, Lenin ! (Wolfgang Becker, 2003) ; celle, plus classique,
plus ample aussi, d’un suspense à coloration autant policière que politique,
proposée par La Vie des autres (Das Leben den Anderen, Florian Henckel
von Donnersmarck, 2007) ; une troisième enfin que l’on aborde avec Barbara, dédramatisée et pourtant très
tendue, reconstitution discrète et pourtant toujours exacte. Ainsi l’intrigue
apparaît-elle à première vue d’une simplicité extrême, comme dénuée de tout
relief dramatique.