Zero
Dark Thirty, de Kathryn Bigelow (2012).
C’est le risque que court toute
entreprise qui prétend vouloir coller de très près à l’actualité : nourrir
des polémiques étrangères au domaine dont elle relève à l’origine. Ainsi, à
propos de Zero Dark Thirty,
parle-t-on moins de cinéma que de torture
-- ce qui paraît grandement
agacer Kathryn Bigelow (au point de refuser désormais d’aborder la question
dans ses interviews) et lui vaudra peut-être de payer le prix fort lors des
très politiquement corrects Oscars[1] -- pantalonnade d’ailleurs en soi assez
anecdotique. Récompensé ou pas, Zero Dark
Thirty n’en demeurera pas moins un grand film de cinéma doublé d’un film
important.