Dark
Shadows, de Tim Burton (2011).
Exposition Tim Burton, à la
Cinémathèque française jusqu’au 5 août.
Impossible de refuser à Tim Burton
le titre envié de véritable auteur.
Peut-on même trouver ailleurs que chez lui (La
planète des Singes/Planet of the Apes, 2001, mis à part) davantage de
continuité d’un film à l’autre, de fidélité à un très riche imaginaire né dans
l’enfance et la jeunesse et qu’il ne cesse de développer depuis lors, de
permanence dans les thèmes abordés, d’attachement à des personnages qui tous,
aimables ou détestables, présentent une différence
qui les rend déplacés dans leur époque, de cohérence enfin dans les choix
esthétiques qui mettent en œuvre cet univers composé d’une trame serrée
d’influences et cependant d’une originalité à nulle autre pareille. Tout cela
fait assurément de Tim Burton, qu’on l’apprécie ou non, l’un des cinéastes
américains les plus considérables de ces vingt-cinq dernières années. Il suffit
d’ailleurs de voir aujourd’hui son dernier opus, Dark Shadows, et l’exposition-hommage que la Cinémathèque française
lui consacre (avec rétrospective et carte blanche) pour s’en convaincre.