Réédition de Violence et passion (Gruppo di famiglia in un
interno/Conversation Piece), de Luchino Visconti (1974).
Quelques semaines seulement après Sandra , on nous propose une réédition de
l’avant-dernier film de Luchino Visconti, Violence
et passion -- titre français médiocre qui ne correspond ni
aux intentions du cinéaste ni au contenu du film. Lorsqu’il en commence le
tournage, en avril 1974, Visconti se remet tout juste d’un accident vasculaire
cérébral qui l’a frappé un peu moins de
deux ans auparavant, après Ludwig, le
film-fleuve qu’il a consacré à Louis II de Bavière et qui l’a laissé épuisé.
Paralysé du côté gauche, il est cependant parvenu à retrouver une partie de son
autonomie, et c’est la plupart du temps sur ses deux jambes, au risque d’une
chute toujours possible, qu’il parviendra à diriger le film. Violence et passion, autant par goût que
par nécessité, marque son retour à une veine plus intime mais non moins riche
après les vastes fresques qu’ont été Les
Damnés (La Caduta degli dei,
1969) ou Ludwig.