Effets
secondaires (Side Effects), de Steven Soderbergh (2013).
Steven Soderbergh, qui tourne
beaucoup et à un rythme soutenu, n’est finalement jamais meilleur que lorsqu’il
se consacre à de « petits » sujets (mais qui peuvent être de
« grosses » productions : voir ainsi Ocean’s Eleven, 2001)
-- je veux dire par là des sujets
relevant de ce cinéma de genre qui a fondé le grand cinéma américain classique
plutôt , par exemple, que de la fresque historique à la façon de son
interminable et catastrophique biographie de Guevara (Che, 2008). Ainsi, assez proche du récent Haywire (Piégée, 2011), Side Effects convainc bien davantage que
le non moins récent Contagion (2011 également), nettement plus ambitieux dans ses
intentions mais d’une maladresse d’exécution qui ne pardonne pas -- et
alors même que l’un et l’autre sortent de la plume du même scénariste, Scott Z.
Burns.