Tyrannosaur,
de Paddy Considine (2011).
Curieux objet que ce film rien moins
qu’aimable mais d’une force peu commune. Courageux aussi tant il prend le
spectateur à rebrousse-poil tant par l’absolue noirceur du récit que par son
refus ostensible de toute récupération sociale ou politique. Impossible ici de
s’identifier à des personnages que Paddy Considine, dont c’est le premier film
étonnant de maîtrise, cherche à comprendre mais sans doute pas à faire aimer.
On ne manquera évidemment pas d’évoquer au passage le cinéma de Ken Loach alors
que c’est plutôt du côté du Harry Brown
de Daniel Barber (fugitivement sorti début 2011) qu’il faut, si l’on y tient,
aller chercher une parenté.