Adieu
Berthe (L’Enterrement de mémé), de Bruno Podalydès (2012).
Il y a parfois dans la vie des
moments qui prêtent à sourire, voire à rire, de façon décalée et apparemment
incongrue. La mort en fait partie, avec son cortège de rites et de passages
obligés, et aussi parce qu’on sait que le rire reste le meilleur antidote
contre la mort. Les frères Podalydès l’ont parfaitement compris qui, dans Adieu Berthe (discret clin d’œil au cher
Francis Blanche, qui savait si bien débusquer humour et poésie loufoque là où
on ne les attendait pas), s’en donnent à cœur joie, si l’on ose dire. Et nous
font mourir de rire (mais pas seulement), ce qui, pas ces temps tristounets,
est toujours bon à prendre.