Camille
redouble, de Noémie Lvovsky (2012).
Qui n’a jamais rêvé de revivre une
partie de sa vie pour en corriger les défauts (ou ce que l’on croit tel) à
l’aune de l’expérience acquise par la suite ? Tout en sachant qu’il suffit
peut-être de modifier un élément de sa vie, aussi modeste soit-il, pour qu’elle
s’en trouve toute entière changée. Je ne sais quel crédit il faut accorder au
fameux « effet papillon » et la Camille de Noémie Lvovsky n’en a d’ailleurs
cure puisque, à l’évidence, son retour vers le passé ne changera rien à un
futur qui se conjugue en fait au présent. Peut-être cependant la cinéaste
aurait-elle dû rendre au passage à Coppola ce qui lui revient de droit tant il
est difficile de ne pas penser à tout ce que cette Camille de 2012 doit à sa
Peggy Sue de 1986 (Peggy Sue s’est
mariée/Peggy Sue Got Married).