Au-delà
des collines (Dupa
Dealuri), de Cristian Mungiu (2012).
Jeune cinéaste distingué par une
Palme d’or inattendue en 2007 pour 4
mois, 3 semaines, 2 jours, qui décrivait par le menu les aléas d’un
avortement clandestin dans la Roumanie de Ceausescu, et de nouveau récompensé
cette année (meilleur scénario et double prix d’interprétation féminine),
Cristian Mungiu doit à son statut désormais international d’être considéré
comme le chef de file d’un cinéma roumain en pleine renaissance. Il est sans
doute un cinéaste des plus brillants et nul ne saurait contester son talent.
Mais, pour autant, Au-delà des collines
en montre aujourd’hui les limites, moins du fait de son indiscutable
savoir-faire que de la perception qu’il en a et qu’il veut bien en donner.