Happiness
Therapy (Silver
Linings Playbook), de David O. Russell (2012).
De David O. Russell, on avait
particulièrement remarqué Les Rois du
désert (Three Kings, 1999),
satire corrosive de la guerre du Golfe et de l’arrogance d’une Amérique
belliqueuse, et Fighter (2010), un
film sur la boxe, cette fois dans l’Amérique meurtrie des pauvres Blancs --
deux œuvres curieusement décalées qui composaient à l’arrivée un
intéressant diptyque sur l’Amérique contemporaine. Bien qu’il ait fait ses
premières armes avec des comédies (Sparking
the Money, 1994, et Flirter avec les
embrouilles/Flirting with Disaster, 1996), on s’attendait d’autant moins à
le voir revenir vers ce type de film que J’adore
Huckabees (I Heart Huckabees,
2004) n’avait pas vraiment convaincu
-- et qu’au surplus le
qualificatif de « romantique » paraissait aux antipodes d’un naturel
plus volontiers rugueux. Mais, soyons juste, peut-on parler de comédie
romantique à propos de Happiness
Therapy ?