Stalag
17, de Billy Wilder (1953).
C’est une excellente idée qu’a eue
la Cinémathèque de proposer, en marge de la rétrospective Preminger, une
projection du Stalag 17 de Billy
Wilder -- proposition d’autant plus pertinente que le
cher Otto y interprète d’une façon particulièrement remarquable un rôle
d’officier nazi d’une suffisance sadique dont il semble se régaler. Quant au
film lui-même, s’il n’est pas inaccessible, très loin de là (on le trouve
aisément en DVD), il n’est pas de toutes les œuvres de Wilder la plus connue ni
celle que l’on considère avec le plus d’attention. Un observateur mal informé
et abusé par un titre certes justifié mais qui ne rend qu’imparfaitement compte
de son sujet pourrait en effet s’attendre à un de ces récits d’aventures dont
un John Sturges fera plus tard ses choux gras (The Great Escape/La Grande évasion, 1963) --
William Holden frayant en quelque sorte la voie à Steve McQueen. Il serait
en fait bien loin du compte.