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26 novembre 2012

Une nouvelle Amérique.


Une nouvelle chance (Trouble with the Curve), de Robert Lorenz (2012).

            Cela fait bien des années maintenant que Clint Eastwood n’a plus tourné sous la direction d’un cinéaste autre que lui-même. Il faut en effet remonter à 1993 avec Dans la ligne de mire de Wolfgang Petersen (In the Line of Fire), c'est-à-dire, dans sa filmographie de réalisateur, entre Impitoyable (Unforgiven, 1992) et Un monde parfait (A Perfect World, 1993). On peut donc penser que c’est d’abord par amitié pour Robert Lorenz, un de ses plus proches collaborateurs depuis Sur la route de Madison (The Bridges of Madison County, 1995), d’abord comme assistant-réalisateur puis comme producteur, qu’il a accepté de revenir devant la caméra le temps d’un film  --  mais qui pourrait être son film de trop en tant qu’acteur.

13 janvier 2012

Un dieu ténébreux et immobile.

            Il est bien loin le temps où le rédacteur anonyme d’une revue pourtant réputée pour son sérieux pouvait traiter L’Homme des hautes plaines (High Plains Drifter, 1973) de « Mein Kampf de l’Ouest » avant de l’exécuter en quelques lignes et peu de cinéastes américains bénéficient aujourd’hui d’une aussi large unanimité dans la louange et l’éloge que Clint Eastwood. Il est vrai que rien ne pouvait laisser penser que cet acteur de télévision (la série Rawhide), habilement utilisé par un cinéaste italien dans des westerns réputés hérétiques avant de rentrer au pays pour triompher dans des rôles de redresseurs de torts manichéens, allait devenir un jour, et finalement assez rapidement, ce cinéaste que l’on apprécie maintenant à l’égal des plus grands.