The Plague Dogs, de Martin Rosen (1982).
Ces derniers jours, deux films m’ont ramené, chacun à leur manière (joyeuse pour l’un, sombre pour l’autre), bien des années en arrière, à ces jours anciens où je guettais avec impatience les dernières livraisons de Tintin (ligne claire, école de Bruxelles) et de Spirou (ligne sombre, école de Marcinelle) chez le marchand de journaux du coin de la rue, et à ces jours plus anciens encore où mes parents devaient me faire quitter en catastrophe le cinéma qui projetait le Bambi de Walt Disney, hurlant et éploré que j’étais après l’assassinat de la mère de Bambi par les chasseurs. J’en ai conservé jusqu’à ce jour un fort tropisme animalier et une méfiance non moins forte à l’égard des chasseurs[1]. Bref, entre nostalgie et douleur enfantine, The Plague Dogs et Sur la piste du marsupilami, dont je parlerai demain, étaient faits pour moi.