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27 novembre 2012

Un catéchisme lourd et démonstratif.


Le Capital, de Costa-Gavras (2012).

            Costa-Gavras est de ces cinéastes courageux et pas très nombreux qui estiment que leur inspiration doit naître d’une indignation ou d’un engagement, et souvent des deux à la fois. Rares sont ses films qui ne s’intéressent pas peu ou prou à l’actualité, celle d’aujourd’hui comme celle d’hier  --  qui appartient désormais à ce qu’on appelle l’Histoire. Il a ainsi développé en bientôt cinquante ans (son premier film, Compartiments tueurs, un très bon polar adapté d’un roman de Sébastien Japrisot, date de 1965) une œuvre assez cohérente, avec des fortunes diverses assurément, mais d’une sincérité et d’une honnêteté absolues. L’homme croit visiblement à ce que fait le cinéaste et inversement, au prix parfois de lourdeurs et de simplifications qui limitent la portée de son discours. Ainsi, en illustrant des thèmes assez voisins, qui mettent en cause les méfaits bien réels du capitalisme financier, peut-il tour à tour réussir un film intelligent et malin (Le Couperet, 2005) ou au contraire, comme aujourd’hui, se laisser entraîner dans un festival d’images d’Epinal aussi pesantes que finalement peu convaincantes.